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Publié le 25 août 2026 · Par Vincent KENNEL

Les domaines de la gestion de projet : la carte et son ordre

Combien y a-t-il de domaines en gestion de projet, et pourquoi chaque référentiel en compte-t-il un nombre différent ? Ce que chacun découpe réellement, l'ordre dans lequel un projet les rencontre, et d'où vient ce découpage, documenté depuis 1983.

Quatre calques translucides superposés au-dessus d'une maquette en relief posée sur une table de travail. Chaque calque porte un onglet nommé : PMBOK, ISO 21502, PRINCE2, ICB 4.0, et chacun découpe le même terrain autrement, en zones dessinées, en réseau de nœuds ou en grille. Une tige orange traverse verticalement les quatre calques et vient se planter en un même point de la maquette.
En bref

Il n'existe pas de liste officielle des domaines de la gestion de projet : les référentiels en comptent de trois à dix-sept, onze pour la norme NF X 50-115:2017. On peut les ramener à sept terrains, qui s'établissent dans un ordre : parties prenantes, périmètre, organisation, échéancier, coûts, pilotage, les risques en travers.

Une question arrive sur un projet et personne ne sait à qui elle appartient. Un fournisseur annonce trois semaines de retard : sujet d'échéancier, de contrat, de risque, de budget ? Selon la réponse, ce ne sont ni le même responsable, ni le même document qui fait foi, ni la même décision. On parle de la gestion de projet comme d'un bloc, alors qu'elle se joue sur des terrains distincts.

Qu'est-ce qu'un domaine de la gestion de projet

Le mot a une définition, mais elle appartient à un éditeur et non à la profession : un domaine de connaissance y est « un domaine identifié du management de projet, défini par ses exigences en matière de connaissance », décrit par ses processus, pratiques, outils et techniques (Guide PMBOK, 6e édition, 2017, article 1.2.4.6 ; formulation française du glossaire de la 4e édition française, 2008).

Plus parlant que la définition : aucun des trois vocabulaires de référence de la discipline ne porte le terme. Ni le PMI Lexicon of Project Management Terms (2012), sans entrée Knowledge Area. Ni le Dictionnaire de management de projet de l'AFITEP (3e édition, AFNOR, 1996), sans entrée domaine. Ni l'ISO/FDIS 21506:2024, projet final de norme qui définit cent termes du management de projet, où domain, area et discipline n'apparaissent pas une seule fois.

Le résultat se lit dans les comptages.

  • Guide PMBOK : neuf domaines de connaissance de la 1re édition (1996) à la 4e (2008), dix à partir de la 5e (2013), et toujours dix dans la 6e (2017). La 7e édition (2021) cesse de s'y structurer et retient huit domaines de performance, la 8e, parue fin 2025, sept.
  • NF ISO 21500:2012, retirée en mars 2021 : dix groupes de sujets. La NF ISO 21502:2021 qui la remplace les abandonne au profit de pratiques, dix-sept pour le seul management d'un projet, le format étant « passé d'une approche basée sur les processus à une approche basée sur les pratiques et la narration ».
  • PRINCE2 7 (2023) : quatre axes de sept, principes, pratiques, processus, aspects de performance. Aucun ne s'appelle domaine.
  • IPMA Individual Competence Baseline 4.0 (2015) : trois competence areas, et un refus explicite de décrire des processus.
  • APM Body of Knowledge, 8e édition (2025) : pas de domaines du tout, mais six chapitres découpés par audience et par moment du cycle.
  • NF X 50-115:2017, norme française homologuée : onze domaines, de l'intégration aux exigences réglementaires et sociales (article 5.3.4). La liste la plus longue du lot, et à peu près personne ne la cite.

Entre trois et dix-sept subdivisions selon le référentiel et sa logique : il n'existe pas de liste officielle des domaines de la gestion de projet. Ce qui suit est donc un regroupement, pas une nomenclature. Il vaut par son ordre, pas par son autorité.

Les sept domaines, dans l'ordre où on les rencontre

Sept terrains suffisent à couvrir ce que les référentiels ci-dessus découpent différemment. Ils sont donnés dans l'ordre où un projet les rencontre, pas dans l'ordre d'un sommaire.

Les parties prenantes et la coordination

Qui a un intérêt dans le projet, qui décide, qui doit être informé et à quel rythme. Sur un projet sous contrat, la décision typique consiste à établir à qui le projet rend compte et sur quel document : la chaîne client fournisseur est contractuelle avant d'être relationnelle. Domaine du Guide PMBOK depuis sa 5e édition (2013), groupe de sujets de la NF ISO 21500:2012, deuxième domaine de la NF X 50-115:2017. Parcours dédié : Parties prenantes & coordination.

Le périmètre et les exigences

Ce que le projet livre, et ce qu'il ne livre pas. La décision typique consiste à trancher ce qui entre dans l'engagement, donc ce qui déclenche un avenant. Tous les référentiels le portent, sous le nom de contenu, de scope ou de périmètre, et c'est là que vit le découpage du travail. Parcours dédié : Périmètre & exigences.

L'équipe et son organisation

Qui fait le travail, sous quelle responsabilité. La décision typique consiste à rattacher chaque lot à un responsable, donc à désigner qui répond du dérapage. Le croisement du découpage et de l'organisation porte d'ailleurs un nom dans le monde contractuel, le compte de contrôle, « niveau minimal auquel existe une responsabilité technique, calendaire et de coût » (DoD Earned Value Management System Interpretation Guide, 14 mars 2019, glossaire). Parcours dédié : Équipe & animation.

Les dépendances et la planification

Dans quel ordre le travail s'enchaîne, et ce qui bloque quoi. La décision typique consiste à établir quelle date est tenable et quel jalon contractuel un retard menace. Le PMI a renommé ce domaine dans le Guide PMBOK, 6e édition (2017) : Project Time Management y devient Project Schedule Management, au motif que le temps ne se pilote pas, l'échéancier si (annexe X1.11). Parcours dédié : Dépendances & planification.

Les charges et la gestion financière

Ce que le travail consomme, en argent et en ressources. La décision typique consiste à établir ce qui est budgété sur quel lot, et à partir de quand la consommation devient un écart. C'est une catégorie entière de l'EIA-748, édition D (2018), qui range ensemble planification, ordonnancement et budgétisation. Parcours dédié : Charges & gestion financière.

Le pilotage et le reporting

Mesurer l'avancement réel, constater les écarts, décider des mesures correctives, en rendre compte. La décision typique consiste à établir ce qui est déclaré au client, et à partir de quel seuil un écart devient une alerte. La NF X 50-115:2017 pose ce triptyque comme les tâches communes à tout domaine : préparation, actualisation de la prévision, puis pilotage de cette prévision (article 5.3.4). Parcours dédié : Pilotage & reporting.

Les risques et les opportunités

Ce qui peut arriver et qu'on ne subit pas passivement. La décision typique consiste à fixer une provision et une marge, et à reconnaître le moment où un risque devient un fait à replanifier. Sa place est particulière : dans l'EIA-748, édition D (2018), le risque n'a aucune des cinq catégories pour lui seul, et la revue qui teste la cohérence d'une référence de base l'examine en même temps que le technique, l'échéancier, les coûts et les ressources (NDIA, Guide to the Integrated Baseline Review, révision 3, article 1.3). Parcours dédié : Risques & opportunités.

Pourquoi cet ordre, et ce qu'il permet de décider

Les parties prenantes, en entrée, précèdent une suite ordonnée de cinq domaines : le périmètre (scope), l'organisation, l'échéancier (schedule), les coûts (cost) et le pilotage (control & reporting). Le lien qui mène au pilotage est perforé, volontairement plus faible que les autres. Une bande intitulée risk passe sous l'ensemble et touche les six positions, ce qui figure la transversalité des risques.
Les sept domaines et l'ordre dans lequel ils s'établissent

La figure est libellée en anglais : stakeholders les parties prenantes, scope le périmètre, organisation l'organisation, schedule l'échéancier, cost les coûts, control & reporting le pilotage, risk les risques. Le lien vers le pilotage est volontairement plus faible : sa position tient à l'ordre d'un standard, pas à une prescription. L'enchaînement complet est une reconstitution : chaque maillon est écrit dans un référentiel, aucun ne les publie ensemble.

Les référentiels s'accordent sur un point, et plusieurs prennent la peine de l'écrire : leur propre sommaire n'est pas un ordre d'exécution. Les dix bonnes pratiques d'échéancier du GAO ne sont « dans aucun ordre particulier » (GAO Schedule Assessment Guide, GAO-16-89G, décembre 2015, p. 5), et son processus d'estimation de coûts n'a pas davantage à être suivi dans l'ordre (GAO Cost Estimating and Assessment Guide, GAO-20-195G, mars 2020, p. 35). Pour les sept fonctions de planification et de contrôle de la NASA, l'ordre des engrenages n'est pas significatif, seule leur taille l'est (NASA Project Planning and Control Handbook, NASA/SP-2016-3424, page de garde). Les unités de compétence du GAPPS ne sont « ni linéaires ni séquentielles » (GAPPS, Project Managers, 2007, p. 2). Et la norme française l'écrit de ses onze domaines : « le classement des domaines de management de projet est un concept relatif que chaque organisme décline selon ses processus internes et les objectifs attendus par l'organisme » (NF X 50-115:2017, article 5.3.4, note).

Un ordre existe pourtant. Il n'est simplement pas écrit là : il est écrit dans les référentiels contractuels, ceux qui décrivent ce qu'une organisation doit produire, et non ce qu'un individu doit savoir faire.

  • Le périmètre précède l'échéancier : « en aucun cas la planification ne doit être concomitante de l'ordonnancement » (GAO-16-89G, p. 7).
  • Le découpage dérive du périmètre : le WBS est « le quoi » du périmètre du projet, et les documents qui portent ce périmètre, énoncé des travaux compris, y sont incorporés (NASA Schedule Management Handbook, révision 2, 15 mars 2024, article 5.3.1). Dans le spatial, il est dérivé de l'arbre produit (ECSS-M-ST-10C Rev.1, 2009, article 4.3.5).
  • L'échéancier se construit sur le découpage : le WBS définit ce qui est exigé comme livrable, l'échéancier la façon dont le programme va le produire (GAO-16-89G, p. 21).
  • L'organisation croise le découpage : intégrer le WBS et la structure organisationnelle « de manière à permettre la mesure de performance en coûts et en délais par les éléments de l'une, de l'autre, ou des deux » (EIA-748, édition D, 2018, ligne directrice e, texte inchangé depuis l'édition A de 2006).
  • Le budget suit l'échéancier : la référence de mesure de performance suppose un échéancier réseau intégré reflétant le WBS, pour établir la référence budgétaire échelonnée dans le temps (GAO-20-195G, p. 298).

Aucun de ces textes ne commence en amont du périmètre : les parties prenantes s'établissent avant que la chaîne ne démarre, et les risques traversent l'ensemble sans y occuper de rang.

Sur le pilotage, il faut être plus prudent : la structure de l'EIA-748, édition D (2018) place l'analyse et le compte rendu après la budgétisation, mais aucun texte n'en fait une obligation. C'est une position dans un standard, pas une prescription.

Reste l'usage, qui est le vrai livrable de cette carte. Identifier le terrain d'une question, c'est identifier le responsable et le document qui fait foi. Et l'ordre sert au diagnostic : une question qui se pose trop tôt dans la chaîne signale un amont non stabilisé. Un échéancier qu'on n'arrive pas à figer renvoie au périmètre bien plus souvent qu'à l'outil de planification.

Un domaine n'est pas une phase. L'ordre ci-dessus est un ordre d'établissement, pas un découpage du calendrier : une fois posés, les sept domaines vivent en parallèle jusqu'à la fin du projet. La revue de référence de base intégrée examine d'ailleurs d'un seul tenant le contenu technique, la tenue de l'échéancier, les risques et l'adéquation des ressources. Précision utile, parce qu'elle circule mal : aucun référentiel généraliste n'écrit que ses domaines ne sont pas des phases. La mise en garde connue, « the Process Groups are not project phases », présente dans le Guide PMBOK depuis sa 3e édition (2004), porte sur les groupes de processus.

D'où vient ce découpage

Le PMI est fondé en 1969 sur l'idée qu'il existe des pratiques de management communes à des projets aussi différents que la construction et la pharmacie. En 1981, son conseil approuve un programme en trois volets, éthique, standards, accréditation, dont les résultats paraissent en août 1983 : six divisions, délais, coûts, communications, contenu, qualité, ressources humaines (Parry, « Baseline concepts of the content and character of project management », Project Management Quarterly, vol. 14, n° 1, août 1983, figure III).

Le plus intéressant est la raison, écrite dans le même article : il a été décidé de décomposer le contenu de chaque sujet du management de projet « en suivant les techniques de branchement d'un organigramme des tâches ». Le corps de connaissances a donc été découpé en lui appliquant un WBS. La discipline s'est structurée avec son propre outil.

La suite se joue en trois temps. En août 1986, une série de sept articles est lancée, consacrée chacune à l'une des sept fonctions alors établies (Woolshlager, « Scope management », Project Management Journal, vol. 17, n° 3, août 1986). En septembre, le président du comité des standards du PMI plaide pour « étendre les sept domaines à huit » et reconnaître le risque comme fonction à part entière (Wideman, « Risk management », Project Management Journal, vol. 17, n° 4, septembre 1986). Six en 1983, sept en août 1986, huit à l'automne. La publication a lieu en août 1987, avec ces huit fonctions (Wideman, « The Framework: Part 1: The Rationale », PM Network, vol. 1, n° 3, août 1987).

En 1996, deux changements de fond, énoncés en préface : function devient knowledge area, le premier mot étant compris à tort comme désignant un élément d'organisation fonctionnelle, et un neuvième domaine est reconnu, l'intégration. Le passage à une logique de processus y est justifié par un alignement sur les normes qualité de l'ISO (Guide PMBOK, 1re édition, 1996, préface). En 2013, le dixième naît d'une scission : les parties prenantes sont extraites des communications, pour mieux s'aligner cette fois sur la nouvelle ISO 21500 (Guide PMBOK, 5e édition, 2013, annexe X1.10).

En 2021, le Guide PMBOK, 7e édition passe des domaines de connaissance à huit domaines de performance. Le point mérite d'être formulé avec précision, parce qu'il l'est presque toujours mal : le Guide ne prononce nulle part de suppression. Il écrit au contraire que rien dans cette édition n'invalide l'alignement avec l'approche des éditions précédentes, et que celle-ci reste pertinente. Le verbe employé est shift, déplacer.

Le PMI continue d'ailleurs de les enseigner : son glossaire de préparation à l'examen PMP, mis à jour en février 2023, décrit les domaines de connaissance au présent, au nombre de dix, à côté des domaines de performance. Quant à la 8e édition du Guide PMBOK, parue fin 2025, elle ne les ramène pas dans la structure du Guide et retient sept domaines de performance : gouvernance, contenu, échéancier, finance, parties prenantes, ressources, risque (table des matières officielle, ANSI/PMI 99-001-2025).

Deux séries distinctes partagent un axe temporel. La première, le découpage du corps de connaissances, passe de six en 1983 à sept en 1986, huit en 1987, neuf en 1996, puis dix en 2013 et en 2017, et se poursuit jusqu'à dix en 2023, toujours enseignés dans le glossaire PMP. La seconde, les domaines de performance, commence à part en 2021 avec huit et descend à sept en 2025. Un encart signale qu'à partir de 2021 ce n'est plus le même objet qui est compté.
Quarante ans d'arbitrages successifs

La figure est libellée en anglais : the body of knowledge split pour le découpage du corps de connaissances, performance domains pour les domaines de performance. La rupture de 2021 n'est pas une contraction : à partir de là, ce n'est plus le même objet qui est compté.

Une lecture est donc à éviter : la 8e édition n'est pas un retour aux domaines de connaissance. Le nombre de principes baisse en même temps que celui des domaines, douze et huit en 2021, six et sept en 2025.

Une partition française à connaître, direction et gestion de projet

La tradition normative française n'est pas partie des savoirs mais des responsabilités, et elle a changé de camp sans que personne ne le relève.

En 1991, un fascicule expliquait déjà pourquoi le terme management avait été préféré à celui de gestion : « le management comprend simultanément les tâches de direction et de gestion » (FD X 50-105, août 1991, article 1, retiré depuis). Le fascicule suivant en tirait deux fonctions distinctes, le management de projet étant la « combinaison de la direction et de la gestion de projet », la première prenant les décisions d'objectifs, de politique et d'organisation, la seconde lui apportant les informations analysées qui les fondent (FD X 50-115, décembre 2001, articles 3.14, 3.7 et 3.9).

La NF X 50-115:2017 remplace ce fascicule et change deux choses d'un coup. Son article 3 ne définit plus ni la direction ni la gestion de projet. Les deux fonctions survivent pourtant dans le corps du texte, comme rôles : « la gestion de projet couvre l'ensemble des domaines du management de projet » (article 5.5.3). Et la norme ajoute onze domaines. La France a rejoint le découpage par domaines en 2017, avec vingt ans de décalage sur le PMI.

Un faux ami mérite d'être signalé au passage : « le terme américain de project control ne doit jamais être traduit par contrôle de projet » (Dictionnaire de management de projet, AFITEP, 3e édition, AFNOR, 1996).

En résumé

Ce qu'il reste de tout cela n'est pas une liste à retenir, c'est un réflexe : devant une question, nommer d'abord le terrain. Le terrain désigne le responsable et le document qui fait foi ; l'ordre, lui, dit ce qui aurait dû être stabilisé avant. Un blocage qui se manifeste sur un maillon vient presque toujours du précédent.

Et puisqu'aucune liste ne fait autorité, une organisation qui arrête la sienne n'a pas à la justifier auprès d'un standard : la norme française l'écrit elle-même, ce classement est relatif et chaque organisme le décline selon ses propres processus. Le pas suivant consiste à entrer par le terrain qui correspond au problème du moment.

Stop guessing. See the real impact.

Questions fréquentes

Q.Quels sont les grands référentiels de la gestion de projet ?

Le PMI publie le Guide PMBOK, dont la 8e édition est parue fin 2025 ; l'ISO, la NF ISO 21502:2021, qui a remplacé la NF ISO 21500:2012. Le monde britannique porte PRINCE2 7 (2023) et l'APM Body of Knowledge, 8e édition (2025), l'IPMA son Individual Competence Baseline 4.0 (2015). En France, la norme homologuée est la NF X 50-115:2017. S'y ajoutent, sur les projets sous contrat, des référentiels sectoriels comme l'EIA-748, édition D (2018), ou les normes ECSS du spatial.

Q.Les dix domaines de connaissance du PMBOK existent-ils encore ?

Ils ne structurent plus le Guide PMBOK depuis sa 7e édition (2021), passée aux domaines de performance. Ils n'ont pour autant été ni abrogés ni désavoués, et le glossaire de préparation à l'examen PMP du PMI les décrivait encore au présent, au nombre de dix, en février 2023.

Q.Faut-il maîtriser tous les domaines pour gérer un projet ?

La question porte moins sur la maîtrise que sur le pilotage. La norme française distingue elle-même, à l'intérieur de chaque domaine, les activités « qui relèvent de la maîtrise pour assurer le pilotage du domaine » et celles qui relèvent « de la gestion des méthodes et/ou techniques mises en œuvre » (NF X 50-115:2017, article 5.3.4). Piloter un domaine et en pratiquer les techniques ne sont pas le même métier, et c'est ce qui rend la carte utilisable sans être expert de ses sept terrains.

Références

  • AFNOR - NF X50-115 - Management de projet et de programme, présentation générale - Décembre 2017
  • AFNOR - FD X50-105 - Le management de projet, concepts - Fascicule de documentation, août 1991
  • AFNOR - FD X50-115 - Management de projet, présentation générale - Fascicule de documentation, décembre 2001
  • AFNOR - NF ISO 21500:2012 - Lignes directrices sur le management de projet - Octobre 2012
  • AFNOR - NF ISO 21502:2021 - Recommandations sur le management de projet - Juin 2021
  • AFNOR, AFITEP - Dictionnaire de management de projet français-anglais-espagnol - 3e édition, 1996
  • APM - APM Body of Knowledge - 8th edition, 2025
  • AXELOS - PRINCE2 7 - Managing Successful Projects - 2023
  • DoD - DoD Earned Value Management System Interpretation Guide (EVMSIG) - 2019
  • ECSS - ECSS-M-ST-10C Rev.1 - Space project management, Project planning and implementation - 2009
  • GAO - GAO-16-89G - Schedule Assessment Guide - Best Practices for Project Schedules - 2015
  • GAO - GAO-20-195G - Cost Estimating and Assessment Guide - Best Practices for Developing and Managing Program Costs - March 2020
  • GAPPS - A Framework for Performance Based Competency Standards for Global Level 1 and 2 Project Managers - October 2007 edition
  • IPMA - IPMA Individual Competence Baseline (ICB) 4.0 - Version 4.0, 2015
  • ISO - ISO/FDIS 21506:2024 - Project, programme and portfolio management, Vocabulary - 2024
  • NASA - NASA/SP-2016-3424 - NASA Project Planning and Control (PP&C) Handbook - 2016
  • NASA - Schedule Management Handbook - Revision 2, in force from 15 March 2024
  • NDIA - NDIA PMSC ANSI/EIA-748 Earned Value Management Systems Intent Guide - November 2006 Edition - 2006
  • NDIA - Guide to the Integrated Baseline Review (IBR) - Revision 3 - 2019
  • NDIA - EIA-748-D Intent Guide - Earned Value Management Systems - Revision D, 2018
  • PMI - R. Max Wideman - Risk management - 1986
  • PMI - L. C. Woolshlager - Scope Management - 1986
  • PMI - Matthew H. Parry - Baseline concepts of the content and character of project management - 1983
  • PMI - PMBOK Guide 8th Edition - table des matières officielle - 2025
  • PMI - R. Max Wideman - The Framework: Part 1: The Rationale - 1987
  • PMI - A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide) - 1996 Edition - 1996
  • PMI - A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide) - Third Edition - 2004
  • PMI - A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide) - 8th Edition - 2025
  • PMI - PMI Authorized PMP Exam Prep - Glossary of Terms - Update February 2023
  • PMI - PMI Lexicon of Project Management Terms - 2012
  • PMI - A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide) - 4th Edition - 2008
  • PMI - A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide) - 7th Edition - 2021
  • PMI - A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide) - 5th Edition - 2013
  • PMI - A Guide to the Project Management Body of Knowledge (PMBOK Guide) - 6th Edition - 2017
  • PMI - Guide du corpus des connaissances en management de projet (Guide PMBOK) - 4e édition - 2008
Les domaines de la gestion de projet : la carte et son ordre